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Répression massive à BVAD

C'est parce qu'elle avait alerté sa hiérarchie sur la dégradation des conditions de travail qu'une employée de BVAD a été licenciée sans autre forme de procès. Loin de régler le problème au sein de cette association dont la mission consiste à porter une aide au domicile des personnes âgées, le mal-être des salariés s'est encore un peu plus détérioré et particulièrement au sein de l'équipe administrative basée à Moulins.

Répression massive à BVAD

On aurait pu penser que le Président, qui ne pouvait pourtant pas ignorer la situation au sein des équipes, aurait pris les dispositions nécessaires afin de redonner confiance aux salariés en portant par exemple l'affaire devant le CHSCT (Comité d'Hygiène de Sécurité et des Conditions de travail). Une enquête aurait pu permettre en effet de sérier les problèmes et mettre fin au mal-être des salariés.

La situation a donc continué à se détériorer, car les employées du service administratif de BVAD avaient le sentiment de travailler avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Et comme les pressions au travail s'intensifiaient, elles ont finalement décidé à contre cœur d'user de leur droit de retrait, comme le prévoit le code du travail dès lors que les salariés se sentent en danger grave et imminent.

Répression massive à BVAD

Contre toute attente, et alors que l'employeur aurait dû prendre des mesures immédiates afin de mettre ses employées hors de danger, ce dernier a décidé de licencier sur-le-champ, pour faute grave, les trois personnes qui avaient usé de leur droit de retrait. Incroyable décision qui a provoqué un tollé général et convaincu l'Union départementale de la CGT à mettre les pieds dans le plat pour obtenir l'annulation de cette décision inique.

On pourrait aisément rapprocher cette affaire de celle qui secoue l'EHPAD de la Charité à Lavault Ste Anne. Là aussi l'employeur faisait la chasse aux salariés récalcitrants, et plutôt que de mettre tout le monde autour d'une table pour engager le dialogue, a préféré la répression brutale, sans se soucier des prud'hommes.

Dans les deux cas, ce sont des associations qui dirigent les établissements en question, et dans les deux cas, on a l'impression que les responsables qui ont été élus n'ont suivi aucune formation RH, si bien que ces derniers ne sont pas en mesure d'affronter les situations de conflit en instaurant un dialogue social de qualité, et en s'aidant pour cela des outils que le code du travail met à leur disposition. Les instances du personnel (DP, CE et CHSCT) pourraient pourtant largement jouer un rôle essentiel dans les situations de ce type.

Répression massive à BVAD

Des cabinets d'expertise spécialisés et homologués par le ministère du travail sont pourtant en mesure d'établir des diagnostiques et de proposer des solutions efficaces et pérennes, pour peu que l'on s'en donne les moyens. Au lieu de quoi, les apprentis managers préfèrent bomber le torse et user d'intimidation et de méthodes brutales. Le résultat ne s'est pas fait attendre.

Ce vendredi, des militants de la CGT ont fait irruption dans les couloirs de BVAD pour exiger la réintégration des salariés injustement licenciés et ont prévenu le Président de l'association qui leur faisait barrage dans le couloir dans le but de les empêcher d'accéder à la salle où se tenait l'assemblée générale, que l'affaire n'en resterait pas là. Une manière de rappeler aussi à celui-ci que les salariés ne sont pas des kleenex que l'on peut jeter sans aucune considération.

Le conflit n'en est qu'à ses débuts et les adhérents de l'association qui gère cette structure seraient bien inspirés de changer de Président, s'ils ne veulent pas laisser des plumes dans ce conflit.

Tag(s) : #Montluçon

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