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Le vivre ensemble et le logement social…
Le vivre ensemble et le logement social…

Des différentes cités HLM montluçonnaises montent ces temps-ci des rumeurs sourdes d’inquiétudes au sujet du maintien ou non des qualités d’entretien du parc de logements. A la fois des attentes s’expriment, considérées comme bien trop longues sur des interventions de travaux recensés et annoncés et bien sûr à propos du coût des loyers et des charges. Le tout s’appuyant sur une pratique vécue de difficultés d’équilibre des budgets familiaux trop souvent exsangues. Et que n’entend-on pas dire des prévisions gouvernementales au sujet des « aides personnalisées au logement » (aide familiale obtenue par les luttes des anciens) qui vont se restreindre prochainement !

Dans un tel contexte marqué par les politiques d’austérités sans cesse relancées par le pouvoir d’état, le sinistre ministre de l’économie MACRON n’a de cesse, encouragé par Messieurs Hollande et Valls, que de s’attaquer aux droits sociaux. La priorité absolue étant pour ces gens-là, de donner toujours plus au grand patronat et à ses actionnaires… Des milliards pour les banques et les plus riches qui se gavent et des restrictions pour le plus grand nombre. C’est évident, cela a des conséquences concrètes à Montluçon en voyant les situations de l’emploi, de l’hospitalisation publique, des établissements scolaires, du commerce et des transports… Le logement n’y n’échappe pas !

Le vivre ensemble et le logement social…

Sur fond de conflit municipal, entre les dirigeants de l’office de l’habitat (le maire de la ville centre et le directeur de l’établissement) et ceux de la seule organisation représentative de défense des locataires (la CNL) et ses administrateurs élus à l’office, la situation se dégrade toujours plus en matière d’habitat en secteur montluçonnais.

Une affiche apposée dans les entrées des halls des cités explique les conditions déplorables de la gestion actuelle et de ses conséquences sur les conditions logements qui objectivement se dégradent sur nombre d’immeubles, anciens ou plus récents du parc. Y compris dans certaines constructions pavillonnaires bâties à la hâte dans le cadre de l’ANRU.

Jacques RENAULT administrateur de l’office, s’insurge d’une fin de non-recevoir des dirigeants en place dans des termes forts et conséquents. Que dit-il pour l’essentiel "Il n’y a pas besoin d’être technocrates pour comprendre que l’on est dans le GOUFFRE. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

- 834 Logements vacants soit 20 % du parc qui sont pour la plupart inlouables.

- On nous annonce un déficit de 440 000 E pour 2015 qui fait suite à un déficit en 2014 de 458 972,01 E, en 2013 de 66 820,80 E et en 2012 de 65 001,48 E…

- 3,4 millions d’euros d’impayés de loyers"

Ces chiffres qui semblent sortir des comptes officiels de l’office de l’habitat sont terriblement démonstratifs d’une lente et inexorable chute d’un équilibre financier qui court à la catastrophe sociale et politique. On est loin des satisfactions largement relayées de Monsieur Dugléry à propos de sa gestion des affaires publiques locales…

L’administrateur de la CNL, élu des locataires ajoute "On prend l’argent dans les poches des locataires de façon illégale et éhontée :

- Réparations locatives récupérées mais non faites.

- Charges locatives récupérées illégalement.

- Loyers à la relocation.

Que des mesures qui servent à habiller une gestion catastrophique… "

Le vivre ensemble et le logement social…

Et de souligner alors un constat d’une évidence indiscutable, interrogeant ainsi « Quelle entreprise, quelle structure n’aurait pas réagi avec des recettes de moins de 20 % et des déficits qui s’accumulent ? Vous voulez encore accepter de creuser le déficit avec de nouveaux emprunts ? Je vous le dis clairement : tant que ce point ne sera pas à l’ordre du jour, que tous les éléments de redressement de l’organisme ne seront pas étalés clairement – subventions, emprunts, hausses des loyers, licenciements – je ne participerai plus à votre gestion. »

Que penser d’un tel état de fait qui laisse apparaître non seulement une gestion plus que délicate dont rien ne laisse penser que le contexte montluçonnais pourrait s’ouvrir à une amélioration naturelle.

Beaucoup des critères sociaux et économiques de la ville sont au rouge : chômage persistant, pouvoir d’achat des ménages délicats avec des éléments de misères en hausse, aides sociales restreintes, hausses des impositions contraintes et transferts des charges de l’état vers les collectivités, vieillissement et baisse de la population etc, etc…"Le remède (disent les élus des locataires) c’est de remettre à plat la situation à l’office de l’habitat et de changer de cap."

Sauvegarder l’intérêt d’un logement social apte à répondre au besoin de logement de qualité pour le plus grand nombre suppose une prise de conscience de l’ensemble des responsables sociaux et politiques. Le parc HLM de notre secteur en bonne santé serait une capacité de réponse sociale pour le quart de l’ensemble de nos populations, ce serait un secteur de vie de rapport sociaux favorable à la notion de vivre ensemble, une solidarité indispensable à l’équilibre général de notre agglomération. Comme ancien président de l’OPHLM, 1989-2001, je ne peux que soutenir la démarche qui consiste à prioriser les choix à faire en faveur d’une relance de la politique du logement social, c’est une question de justice républicaine, une question de démocratie citoyenne.

PAUL CRESPIN

PS : J’avais apprécié il y a quelque temps sur ce blog, le billet de Nanou Ferrier à propos de son HLM. Que ma contribution aujourd’hui en soit ici un écho nécessaire et favorable.

Tag(s) : #Montluçon

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