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La CGT du bassin montluçonnais en assemblée générale

L'union locale de la CGT qui revendique environ 2 000 adhérents sur le bassin montluçonnais tenait son assemblée générale le 15 janvier dans la grande salle du Comité d'entreprise de la SNCF, rue Chantoiseau.Au plus fort de l'après-midi, ils étaient environ 70 militants représentant environ une trentaine d'entreprises.

Pour cette rentrée après les fêtes, les points à l'ordre du jour étaient nombreux et malheureusement en lien avec l'actualité de ces derniers jours. C'est d'ailleurs par les évènements tragiques survenus à Charlie Hebdo que la secrétaire de l'Union départementale a commencé pour affirmer la solidarité et le soutien indéfectible à ce journal qu'ont tenu à exprimer tous les participants à cette réunion interprofessionnelle.

L'actualité, c'est aussi la montée du Front national et au niveau local, la candidature d'un inspecteur du travail sur la liste FN aux départementales, ce qui a beaucoup heurté les militants de la CGT qui s'inquiètent pour l'avenir du fait des positions systématiquement anti-syndicales qu'affiche ce parti.

C'est la raison pour laquelle, les militants de la CGT vont investir massivement le terrain dans les semaines qui viennent pour combattre les idées véhiculées par ce parti ouvertement hostile à la CGT, à SUD/Solidaires et à la FSU notamment.

C'est ensuite par un tour d'horizon des luttes sociales qu'a continuer la réunion. Dans l'éducation avec la réforme ratée des rythmes scolaires, à la SNCF avec les réductions d'effectif et la détérioration des conditions de travail chez les intermittents du spectacle avec la remise en cause du système d'indemnisation pour ne prendre que quelques exemples des luttes récentes.

Mais c'est incontestablement le projet de loi d'Emmanuel macron qui a retenu l'attention de tous les participants. Et là, la CGT entend bien engager un combat pour y faire échec. Sous quelle forme ? C'est un peu trop tôt pour le dire, car il faudra bien sur, consulter les autres organisations syndicales pour le définir.

Déjà, la secrétaire de l'Union locale qui se faisait la porte-parole des militants réunis en AG a pointé du doigt des régressions sociales majeures contenues dans ce projet.

  • Suppression du délit d'entrave et donc impossibilité de solliciter l'arbitrage des tribunaux en cas de non-respect des prérogatives des élus.
  • Désignation des délégués qui siègent aux prud'hommes alors qu'ils étaient élus jusqu'à présent.
  • Facilitation des licenciements collectifs.
  • Obligation pour les salariés d'avoir recours à un avocat pour se défendre.
  • Réforme de l'inspection du travail et de ses missions ainsi que de la médecine du travail.
  • Regroupement des instances représentatives du personnel (DP, CE, CHSCT) dans une seule et même instance.

Malgré les problèmes internes à la CGT que la secrétaire de l'Union locale a dit ne pas nier l'existence, son implantation dans les entreprises continuent à progresser. Ainsi présenteront-ils des listes aux élections du personnel dans trois nouvelles entreprises dans lesquelles la première organisation syndicale n'était pas implantée jusqu'à ce jour, même si Héléna Blond a estimé qu'il était prématuré de communiquer à la presse le nom de ces entreprises, ce qui peut se comprendre en raison des pressions que subissent régulièrement les candidats avant les élections.

L'Union locale est aussi de plus en plus souvent sollicitée par les salariés pour des licenciements abusifs, car certains employeurs indélicats n'hésitent même plus à congédier leurs salariés sur-le-champ et sans même prendre la peine de négocier une rupture conventionnelle. "Souvent, leur employeur leur dit : tu dégages" confie Héléna Blond. Les licenciements pour inaptitude sont aussi monnaie courante. "Nous en recevons toutes les semaines, surtout dans le secteur de l'agro-alimentaire et celui du bâtiment".

Une situation très alarmante à l'hôpital :

La secrétaire du syndicat de la CGT hôpital qui est venu ensuite présenter la situation catastrophique dans les services de l'hôpital. 120 postes ont déjà été supprimés durant l'année écoulée et le ministère réclame encore d'autres suppressions de postes. Mais le personnel est à bout et plusieurs services se sont mis spontanément en grève, car les conditions de travail sont devenues déplorables pour le personnel soignant. À tel point que certaines éclatent en sanglots lorsque les cadres leur annoncent des diminutions supplémentaires d'effectifs."Nous sommes arrivés au bout du bout de ce que les services peuvent supporter" conclut Joëlle Soubizet.

Les deux organisations syndicales présentes sur l'hôpital (FO et CGT) n'ont pourtant pas prévu de se rencontrer dans l'immédiat. Il faut dire que les relations entre elles ne sont pas simples. Mais face à la détresse du personnel, il faudra bien qu'elles surmontent leurs différents si elles veulent pouvoir fédérer l'ensemble du personnel hospitalier. Une assemblée générale reste une possibilité envisageable mais pas certaine.

En attendant, la direction de l'hôpital continue de supprimer des postes dans les services. Par certains aspects, la situation ressemble de plus en plus à celle qui a précédé la vague de suicides à France Télécom. Le personnel en pleurs est un des signaux que la direction de l'hôpital aurait bien tort d'ignorer.

Merci à Didier Ciancia pour ces magnifiques clichés pris pendant les débats.

Les militants CGT du bassin montluçonnais en assemblée générale, salle des cheminots, rue Chantoiseau. Photos Didier Ciancia. ©Didier Ciancia, tous droits réservés.
Les militants CGT du bassin montluçonnais en assemblée générale, salle des cheminots, rue Chantoiseau. Photos Didier Ciancia. ©Didier Ciancia, tous droits réservés.
Les militants CGT du bassin montluçonnais en assemblée générale, salle des cheminots, rue Chantoiseau. Photos Didier Ciancia. ©Didier Ciancia, tous droits réservés.
Les militants CGT du bassin montluçonnais en assemblée générale, salle des cheminots, rue Chantoiseau. Photos Didier Ciancia. ©Didier Ciancia, tous droits réservés.
Les militants CGT du bassin montluçonnais en assemblée générale, salle des cheminots, rue Chantoiseau. Photos Didier Ciancia. ©Didier Ciancia, tous droits réservés.
Les militants CGT du bassin montluçonnais en assemblée générale, salle des cheminots, rue Chantoiseau. Photos Didier Ciancia. ©Didier Ciancia, tous droits réservés.
Les militants CGT du bassin montluçonnais en assemblée générale, salle des cheminots, rue Chantoiseau. Photos Didier Ciancia. ©Didier Ciancia, tous droits réservés.
Les militants CGT du bassin montluçonnais en assemblée générale, salle des cheminots, rue Chantoiseau. Photos Didier Ciancia. ©Didier Ciancia, tous droits réservés.
Les militants CGT du bassin montluçonnais en assemblée générale, salle des cheminots, rue Chantoiseau. Photos Didier Ciancia. ©Didier Ciancia, tous droits réservés.

Les militants CGT du bassin montluçonnais en assemblée générale, salle des cheminots, rue Chantoiseau. Photos Didier Ciancia. ©Didier Ciancia, tous droits réservés.

Tag(s) : #Montluçon

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